WOKING GIRL

Plus sage qu’à l’accoutumĂ©e, la derniĂšre-nĂ©e de l’artisan de Woking tranche avec le restant de la gamme. Ses lignes douces sont ici magnifiĂ©es par une livrĂ©e bronze du plus bel effet, et de discrĂštes jantes Ă  15 branches. Le regard exprimĂ© par la proue rappelle intensĂ©ment la Speedtail, tandis que la partie arriĂšre modĂšre les figures de style, en se contentant d’une signature lumineuse rectiligne, hĂ©ritĂ©e de la Senna. La silhouette gĂ©nĂ©rale de cette McLaren GT est proche d’une 720S, dont on aurait pris soin de gommer les artifices inutiles. MalgrĂ© cela, la quĂȘte de performances demeure, comme en tĂ©moigne sa structure en fibre de carbone, qui lui permet d’afficher un poids de 1 530 kg, seulement 25 kg supĂ©rieur Ă  la Porsche 911 GT3 RS (Type 991). Sous le capot, le V8 4.0 de la 720S perd 100 ch, pour revendiquer tout de mĂȘme 620 ch et 630 Nm de couple. La boĂźte de vitesses Ă  double embrayage compte sept rapports et permet de catapulter la bĂȘte de 0 Ă  100 km/h en 3”2, quand 9” sont rĂ©clamĂ©es pour atteindre 200 km/h, jusqu’à pointer Ă  326 km/h. Elle sait recevoir cette McLaren GT, avec un compartiment Ă  coffre arriĂšre qui cube 420 l, auxquels s’ajoutent 150 l dissimulĂ©s Ă  l’avant. De quoi envisager sereinement les week-ends Ă  deux, lovĂ©s dans des fauteuils “confort”, dĂ©veloppĂ©s pour les voyages au long cours. Outre le cuir et l’Alcantara disponibles au catalogue pour recouvrir l’habitacle, McLaren propose une inĂ©dite option cachemire. Pour assurer la quiĂ©tude de ses passagers, cette Grand Tourisme sÂ’Ă©quipe de supports moteurs spĂ©ciaux, moins rigides que ceux des bolides de l’artisan du Surrey. Il s’agit vĂ©ritablement d’isoler l’habitacle des percussions du chĂąssis, et pour parachever le tableau, l’amortissement est confiĂ© Ă  des suspensions hydrauliques pilotĂ©es Ă©lectroniquement. En rĂ©unissant le meilleur de deux mondes, entre ouatĂ© et performances, la derniĂšre-nĂ©e des McLaren se montrera probablement la plus agrĂ©able Ă  vivre pour un quotidien… qui sort de l’ordinaire. _DĂ©ployĂ©s au dĂ©but de l’annĂ©e derniĂšre, les radars embarquĂ©s privĂ©s font un vrai bide dans la Manche, oĂč a dĂ©butĂ© l’expĂ©rimentation. Avec une moyenne infĂ©rieure Ă  10 flashes par jour sur les routes normandes, ce dispositif affiche des rĂ©sultats en-deçà des estimations. Et surtout, des besoins, puisque quelque 260 infractions journaliĂšres seraient nĂ©cessaires pour rentabiliser les 3,1 millions d’euros investis pour la mise en circulation des vingt-six premiĂšres voitures sur les routes. Chaque annĂ©e en effet, le gouvernement alloue 120 000 € Ă  la sociĂ©tĂ© Mobium, en plus des frais engagĂ©s pour la mise au point des radars et leur maintenance. De lĂ  Ă  penser que le dĂ©ploiement dans la France entiĂšre serait compromis, il n’y a donc qu’un pas. Qu’Emmanuel Barbe, dĂ©lĂ©guĂ© interministĂ©riel Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre, franchit, reconnaissant que “le contexte n’est pas favorable”. Affaire Ă  suivre… _