Volvo V60 LA PLUS PRAGMATIQUE 303 ch et un 0 à 100 km/h en moins de 4,9 secondes

Bien qu’ils soient devenus plus statutaires que pratiques, les breaks demeurent l’un des savoir-faire les mieux maîtrisés par le constructeur scandinave. La V60 en est une preuve supplémentaire, surtout dans sa version électrifiée. Le coffre atteint 529 litres, banquette en place. D’accord, pas de quoi battre des records. Il n’empêche que ce volume s’avère égal à celui proposé par les modèles 100 % thermiques de la gamme. Et ça, tous les breaks (ou SUV) hybrides rechargeables ne peuvent pas en dire autant. Ils doivent bien souvent renoncer à quelques dm3 pour faire de la place à leur encombrante batterie.L’INFO EN : homologue berline de la V60, la S60 arrive tout juste en concession et reste uniquement disponible en France dans cette version T8, pour le moment.UN BÉMOL ? Pied sur la pédale de frein, quasi impossible de faire la différence entre les phases de décélération par récupération d’énergie et celles de freinage mécanique. En découlent des ralentissements particulièrement désagréables, peu fluides et difficiles à doser.Certes, sans possibilité de refaire le “plein” de la batterie (11,6 kWh), la consommation moyenne de sans-plomb s’élève à près de 8,5 l/100 km. Rien de miraculeux pour un véhicule pourvu d’une chaîne de traction soi-disant vertueuse. Mais pas mal du tout pour une intégrale, capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de 4”9, selon la marque, grâce aux 303 ch de son 2.0 et aux 87 ch de sa machine électrique.Autre point commun avec les déclinaisons essence et diesels, le réservoir de carburant emmagasine jusqu’à 60 litres d’énergie fossile. Ainsi, même en s’appuyant essentiellement sur son 4-cylindres doublement suralimenté (compresseur + turbo), une fois ses “piles” vides, cette V60 peut au moins parcourir près de 700 km sans ravitailler. Une autonomie “thermique” également assez rare chez les hybrides rechargeables.