USINE À GAZ

Le gaz naturel offre les avantages du tout-thermique, sans les inconvénients liés aux émissions et à la consommation. Ne manquent que les infrastructures de recharge.Mais pour mieux comprendre l’intérêt de cette motorisation, une démonstration vaut mieux que des chiffres. Nous voici donc au volant de la Leon TGI, qui embarque, sous son capot, un bloc quatre-cylindres 1.5 TGI essence de 130 ch, associé à un réservoir de gaz naturel. Première impression : malgré cette motorisation très spécifique, le ressenti au volant demeure identique à celui d’un moteur 100 % thermique. Alors, quelle différence ? Pour le savoir, un simple coup d’œil aux chiffres d’émissions et de consommation suffit : entre 4,2 et 4,7 kg/100 km, pour des émissions de CO2 comprises entre 95 et 98 g/km. De quoi permettre à cette Leon TGI d’être exonérée de malus. Testée dans sa version FR, au caractère plus sportif, grâce, notamment, au travail effectué sur les suspensions, celle-ci n’est néanmoins pas la plus confortable pour un usage quotidien, malgré une belle dotation d’équipements de série.Changement de monture. Nous voici au volant de l’Arona, doté, lui, d’un trois-cylindres TGI de 90 ch, uniquement associé à une transmission manuelle. Là encore, les chiffres parlent : avec une consommation moyenne située entre 3,8 et 4,2 kg/100 km selon le cycle WLTP, pour des émissions de 94 g/km, le petit SUV espagnol échappe, lui aussi, – de justesse – au malus. Avant tout dédié à un usage urbain, l’Arona pâtit en revanche d’une insonorisation perfectible, ainsi que d’un petit volume de coffre de 282 litres, contre 400 pour la version standard. Essayé dans sa version Xcellence, plus portée sur le confort, le petit SUV profite de suspensions, certes moins fermes que sur la variante FR, mais qui manquent encore un peu de souplesse. En ville, en revanche, sa compacité fait des merveiles, et lui permet de se faufiler à peu près partout, grâce, en particulier, à son rayon de braquage de 10,6 mètres seulement. _Démarrant grâce à l’essence, puis circulant avec le gaz contenu dans des bonbonnes sous une pression de 200 bars, ce type de véhicule permet de réaliser d’importantes économies, notamment pour les flottes d’entreprises. Et pour cause : outre une exonération de TVS durant douze trimestres, la TVA récupérable permet également de passer sous la barre des 1 € le kilo. À cela s’ajoute la vignette Crit’Air 1, autorisant une circulation dans Paris intra-muros, y compris en cas de pic de pollution.Généralement, lorsque l’on évoque les énergies alternatives, on pense tout de suite à l’électricité. Pourtant, il existe une foule d’autres solutions, tout aussi intéressantes. Parmi elles, le Gaz Naturel pour Véhicules, plus connu sous l’appellation GNV. Encore peu répandue, cette technologie tend néanmoins à se développer, puisque 19 millions de véhicules recourent à ce système à travers le monde, soit 2 % du parc automobile, tandis que l’Europe compte environ 1,2 million de véhicules GNV sur ses routes. En France, cette motorisation demeure toutefois marginale, puisqu’elle occupe à peine 0,2 % du marché total, encore largement dominé par l’essence pure.