UN PÉAGE URBAIN “ANTIPOLLUTION” À LONDRES

Le 8 avril dernier, une zone à ultra-basse émission a été instaurée au centre de Londres, sur 21 km² environ. Elle donne lieu à un péage urbain à destination des voitures à essence fabriquées avant 2006, des diesels d’avant 2015, des camions et des cars. Pour y accéder, les automobilistes doivent s’acquitter, par jour, d’une taxe de 12,50 £, soit 14,50 €. En cas de non-paiement, ils s’exposent à une amende de 160 £ (185 €). Cette zone doit être étendue à l’ensemble de la cité londonienne à partir d’octobre 2021. Une telle mesure pourrait-elle concerner la France prochainement ? La maire de Paris, Anne Hidalgo, est opposée à la perspective d’un péage urbain dans sa ville, mais sans en rejeter l’idée à l’échelle de la métropole du Grand Paris, notamment pour financer la gratuité des transports. Néanmoins, un tel projet serait a priori exclu de la loi orientation et mobilités, actuellement défendue par le gouvernement.La première zone à ultra-basse émission, dite Ulez (pour Under-Low Emission Zone), a été inaugurée lundi à Londres, l’une des villes les plus polluées d’Europe. Les conducteurs de voitures à essence construites avant 2006 (avant 2015 pour les diesels) doivent s’acquitter d’une taxe de 14,50 euros par jour pour y entrer, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.Dès lors, il est peu probable que Paris ou d’autres grandes villes françaises étudient, dans un futur proche, la mise en place d’un péage urbain. _ PAR R. BURGAN, PHOTO DR