SEAT LEON

Parce qu’elle repose sur la mĂȘme base technique que ses cousines VW Golf et Audi A3, la Seat Leon est tout autant capable de se diversifier. Entre une classique berline 5 portes abordable, un break tout-chemin Ă  quatre roues motrices, idĂ©alement polyvalent, et une excitante sportive de 300 ch, chacun y trouvera forcĂ©ment son bonheur. D’autant qu’à motorisation Ă©quivalente, l’espagnole s’affiche, le plus souvent, Ă  des tarifs infĂ©rieurs Ă  ceux de ses glorieuses parentes allemandes. Si les diesels TDI ne mĂ©ritent pas spĂ©cialement dÂ’Ă©loges en raison de leur manque de discrĂ©tion et d’une pertinence Ă©conomique toujours plus discutable, aucun de leurs homologues essence n’est Ă  Ă©viter. Qu’elle compte un modeste 3-cylindres de 115 ch ou un plus costaud 4-cylindres de 190 ch, une version TSI déçoit rarement. Surtout lorsqu’elle sÂ’Ă©quipe de la boĂźte robotisĂ©e Ă  double embrayage DSG. Ladite transmission souligne gĂ©nĂ©ralement la souplesse et la rĂ©activitĂ© de la mĂ©canique, sans engendrer de surconsommation notable. Comme sur l’Arona, le catalogue sÂ’Ă©toffe, depuis peu, d’une motorisation TGI, le 4-cylindres 1.5 essence, largement Ă©prouvĂ© au sein du groupe Volkswagen, se convertissant, pour l’occasion, au gaz naturel. Bien que proche de la retraite, ce troisiĂšme opus ne relĂąche donc pas ses efforts pour rester d’actualitĂ©. Bien motorisĂ©e, une Leon permet de passer de bons moments au volant. Sans la rendre aussi amusante qu’une Honda Civic ou qu’une Peugeot 308, son poids raisonnable et ses trains roulants sĂ©rieux en font une traction (ou une intĂ©grale) plaisante Ă  mener. Les plus grandes qualitĂ©s routiĂšres de cette compacte restent sa grande douceur de conduite et sa facilitĂ© de prise en mains, favorisĂ©es par une ergonomie sans faille. Construite sur le site historique de la marque ibĂšre, Ă  Martorell, cette Seat fait aussi preuve d’un grand sĂ©rieux concernant sa qualitĂ© de fabrication.D’ une orientation lĂ©gĂšrement plus sportive que ses illustres cousines germaniques, la Leon ne parvient jamais vraiment Ă  offrir le mĂȘme confort de marche. À moins d’investir 665 € dans l’amortissement pilotĂ© optionnel, rĂ©servĂ© aux finitions hautes, la relative sĂ©cheresse de la suspension peut lasser. Et d’une ambition moins statutaire, la Seat mise Ă©galement moins sur les apparences. La modernitĂ© n’est pas ce qui caractĂ©rise le mieux l’ambiance Ă  bord. En cause, notamment, l’omniprĂ©sence de plastiques sombres et une interface multimĂ©dia Ă  lÂ’Ă©cran de taille modeste par rapport Ă  celui de rivales plus fringantes. Pour autant, les aspects pratiques souffrent d’un coffre un peu juste sur la berline. _