Porsche CAYENNE LE CHOIX SPORTIF Autant y aller franchement et opter pour le Turbo

Aussi surprenant, voire aberrant, que cela puisse paraître, le plaisir de conduite subsiste bien au-delà d’un mètre au-dessus du sol. En tout cas, il résiste farouchement. Il suffit de s’installer au volant du controversé SUV de la firme de Zuffenhausen pour en faire l’expérience. À partir d’une plateforme partagée avec les VW Touareg et Audi Q7, le Cayenne s’offre un châssis qui surclasse ceux de ses cousins. Faisant appel à l’aluminium quasiment pour moitié (caisse + carrosserie), la structure coiffe des trains roulants au potentiel hors du commun en fonction des configurations. Variable sur les deux essieux (de 0 à 100 %), via le différentiel central de la transmission intégrale, la distribution du couple peut aussi l’être d’une roue arrière à l’autre, par le biais du système PTV Plus. Sans compter que ces deux dernières peuvent aussi braquer (jusqu’à 3°). Les amortisseurs pneumatiques de la suspension pilotée cumulent jusqu’à trois chambres et se combinent éventuellement aux barres antiroulis électro-mécaniques. Et la liste de ces raffinements est loin d’être exhaustive… Tout ça pour vous dire qu’en dehors de la relative inertie engendrée par le poids dépassant les deux tonnes et un centre de gravité haut perché, le Cayenne efface les courbes avec à peine moins d’insolence qu’une Panamera. En virant quasi à plat et avec une impressionnante précision.Quitte à s’offrir un véhicule un rien transgressif par ces temps de bien-pensance automobile, autant y aller dans les grandes largeurs, en optant pour la version Turbo. Les 550 ch du V8 doublement suralimenté donnent l’occasion de jouer avec l’équilibre effarant du mastodonte et de lui faire arrondir les courbes avec quasiment autant de panache qu’une propulsion à la réaccélération. Même le Macan en reste coi. D’autant que le petit frère ne s’avère pas aussi pratique…L’INFO EN : pour la première fois de sa carrière, le SUV Porsche se décline dans une variante Coupé, à la silhouette plus profilée.UN BÉMOL ? Malgré l’ajout d’un échappement sport en supplément, la sonorité du V8 reste trop feutrée. Que tant d’équipements demeurent optionnels, même après avoir déboursé plus de 140 000 €, s’avère impardonnable.