PLUS VITE, PLUS HAUT, PLUS FORD

C’est la version la plus agressive du Ranger et sa commercialisation sur le sol français constitue une belle nouveauté. Il est arrivé en métropole, et débarquera bientôt sur l’île, avec ce look viril et un moteur deux litres diesel de 213 chevaux.Avec son réservoir de 80 litres, le Raptor se vante d’une autonomie de 900 km, correspondant à une consommation moyenne théorique de 8,9 l/100 km. Dans les faits, difficile de descendre en-dessous des 11 l/100 km, tant l’engin est polyvalent et joueur. Véritable caméléon, le Raptor propose ainsi 6 modes de conduite, lui permettant d’assurer dans n’importe quelle situation. Sur les belles routes marocaines, nous avons pu profiter de la générosité de l’engin. Alternant les modes Normal et Sport, pour des passages plus dynamiques, le pick-up américain s’affranchit de son poids conséquent et avale, sans sourciller, les longues courbes et les lacets offerts par notre pays hôte. Le confort de conduite est au rendez-vous et la stabilité difficilement prise en défaut.Terriblement terre-à-terre, le Ranger Raptor étonne par son efficacité et donne la sensation de n’avoir aucune limite. Quel engin !Aux abords de l’Atlantique, notre parcours nous entraîne sur des terrains accidentés. Cailloux, sable, boue, peu importe ! Le Raptor se joue des surfaces, grâce à ses modes Neige/Gravier/Herbes et Roche. Mais c’est en mode Baja – en hommage au rallye éponyme – que le conducteur assouvit le mieux ses pulsions routières et atteint des vitesses inavouables, en slalomant tel un pilote entre les dunes. Véritable franchisseur, le Raptor profite également d’un angle d’attaque de 32° (avant) et de fuite de 24° (arrière). Avec son châssis en acier haute résistance, et à l’architecture spécifique, le pick-up profite d’une robustesse inédite dans la gamme Ranger.Plus vite, plus haut, plus fort… la devise des Jeux olympiques sied à merveille au nouveau Raptor, cette déclinaison démesurée repoussant les limites du Ranger. Le constructeur aime à le rappeler : excepté le logo “FORD” en capitales sur sa proue, son dessin musculeux n’a rien d’artificiel. Le pick-up ne fait pas dans l’esbrouffe. Le pragmatique est, avant tout, conçu pour s’adapter aux conditions les plus inhospitalières. Véritable force de travail, le Raptor bénéficie ainsi d’une multitude d’équipements pour tracter, remorquer et supporter plusieurs tonnes de chargement. Quant à son plateau, il permet au professionnel de transporter des matériaux la semaine et des engins de loisir le week-end.Et d’une agilité hors norme, grâce à des amortisseurs signés Fox Racing Shox, dont la course a été allongée de 32 % à l’avant et 18 % à l’arrière, pour mieux s’adapter aux terrains. Pour parfaire l’ensemble, il est chaussé de pneumatiques spécifiques BF Goodrich, de 838 mm de diamètre et 285 mm de large ! De gros “boudins”, spécialement taillés pour se sortir de situations délicates. Mais le Raptor, finalement, n’en connaît aucune. _Sous le capot du mastodonte, prend place le bloc 2.0 diesel bi-turbo EcoBlue, déjà disponible sur le reste de la gamme, qui developpe 213 ch à 3 750 tr/min et, surtout, un couple de 500 Nm à 1 750 tr/min. Ainsi doté, ce 4-cylindres offre des performances honorables, avec un 0 à 100 km/h avalé en à peine plus de 10 secondes, pour 170 km/h en pointe. Amplement suffisante au quotidien, cette motorisation aurait néanmoins mérité davantage de puissance pour jouer pleinement la carte de l’exotisme. Empruntée à la Mustang, la boîte automatique fait, elle, des merveilles, les 10 rapports s’égrenant sans le moindre à-coup.