BMW i8 LA PREMIUM Impossible de résister au coup de foudre !

Soigneusement travaillé, le timbre de chacun des deux moteurs est amplifié par les haut-parleurs de la hi-fi : le chuintement futuriste de l’électrique, comme le vrombissement caverneux de son homologue thermique. Et pas question de culpabiliser. À défaut de garantir les 55 km d’autonomie annoncée (53 en Roadster), les 11,6 kWh de la batterie permettent, dans la pratique, de parcourir près de 40 km et de filer jusqu’à 120 km/h sans brûler une goutte de sans-plomb.L’écologie n’est pas nécessairement d’un ennui mortel. Pas en l’abordant au volant d’une hybride rechargeable telle que la BMW i8. Rien que l’installation à bord est une expérience qui vaut d’être vécue. Manœuvrer l’une des deux majestueuses portes à ouverture verticale, enjamber le large ponton de la structure en plastique renforcé de carbone, avant de se laisser glisser au fond du siège comme dans le baquet d’une voiture de course… Tout un programme. Et encore, le meilleur est à venir. En unissant leurs forces, la machine électrique, entraînant le train avant, et le 3-cylindres turbo essence, en prise avec les roues arrière via une boîte automatique à 6 rapports, cumulent 374 ch. De quoi passer de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes, qui plus est, les fesses au ras du bitume et pourquoi pas, cheveux au vent, grâce à la variante Roadster. Dans ces circonstances, la poussée, d’une instantanéité surprenante, imprime un large sourire au visage. Même la bande-son participe à la singularité du voyage.L’INFO EN : le Roadster, plus favorable aux sensations, implique de faire le deuil des deux petites places arrière de dépannage, remplacées par un espace de rangement supplémentaire.UN BÉMOL ? Pourvue d’une monte pneumatique étroite pour abaisser sa consommation, l’i8 n’affiche pas l’efficacité ni le tempérament d’une véritable sportive.