
UN BÉMOL ? Lencombrante batterie empiète malheureusement sur le volume du coffre, réduit à 410 litres. Et pas question de se rabattre sur le break Touring, indisponible sur cette version. Le réservoir dessence fait aussi les frais de lélectrification, avec une capacité de 46 litres, ce qui limite sévèrement lautonomie, en particulier aux allures autoroutières où le moteur électrique nest daucune aide, ou presque.Ce nest pas la première fois que la lettre e se trouve apposée à la malle arrière de la berline à lhélice. En 1983 déjà, une certaine 525e (pour êta, lettre grecque parfois utilisée pour symboliser le rendement énergétique) se prétendait comme lune des Série 5 les plus frugales de son époque, grâce, entre autres, à un 6-cylindres en ligne essence profondément revu Plus de trois décennies plus tard, la 530e sappuie de manière plus évidente sur lélectrification pour mesurer son appétit. Son 4-cylindres 2.0 turbo de 184 ch reçoit le renfort dune machine électrique synchrone de 83 kW, intégrée à la boîte automatique. Une fois la batterie remplie de ses 9,2 kWh, il est ainsi possible de parcourir une trentaine de kilomètres en silence, à défaut datteindre les près de 50 promis par le constructeur bavarois. Lalliance des deux moteurs permet sinon aux 252 ch cumulés de répondre avec, à la fois, douceur et réactivité. La sonorité du 4-cylindres nest, en prime, pas désagréable. Atout plus inattendu, le tarif de cette 530e (à partir de 58 000 ) en fait une hybride rechargeable relativement abordable parmi les routières premium ainsi motorisées.